Les dix paroles

Exode 20 (version Segond 21)  

«Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.
»Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.
»Tu ne te feras pas de sculpture sacrée…
»Tu n’utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
»Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint….
»Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.
»Tu ne commettras pas de meurtre.
»Tu ne commettras pas d'adultère.
»Tu ne commettras pas de vol.
»Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
»Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain;  
»Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain… ni quoi que ce soit qui lui appartienne.»

Notre vie quotidienne et notre vie professionnelle sont jalonnées de prescriptions qui nous paraissent souvent contraignantes, désagréables, ressemblant de prime abord à une privation de liberté - s’arrêter au feu rouge, porter des EPI (équipements de protection individuelle), porter sa ceinture de sécurité, porter le masque dans les transports en commun, etc… Dieu, dans sa Parole, nous donne également des prescriptions qui, de prime abord, ressemblent à un règlement dur, difficile à suivre, qui nous prive de notre liberté, de notre autonomie, de nos possibilités de choix - un passage obligé de “je dois” et “je ne peux pas”... Cela peut créer un malaise, à titre individuel comme à titre collectif et nous incite souvent à “contourner” la prescription divine - c’est ainsi que l’histoire humaine a commencé : “Dieu a-t-il réellement dit ?” Obéir ou contourner ? Notre éternel dilemme…  

Notre méditation de ce matin portera sur les dix commandements. Mais en fait, ont-ils encore leur place dans notre société et plus particulièrement dans notre vie chrétienne ? Si l’on interrogeait 100 personnes dans la rue, il n’y en aurait certainement pas 20 qui pourraient réciter par cœur les dix paroles que Dieu lui-même a données à son peuple. Pourtant, ces dix commandements sont au centre de la loi de Moïse et comme du Nouveau Testament : Jésus les a respectés, il les a cités abondamment et les a résumés clairement dans son enseignement. Ils apparaissent également en filigrane dans les codes de loi de la plupart des Etats. Ce sont des règles éthiques, spirituelles, collectives, individuelles, sociales. C’est le Droit le plus influent de l’histoire de l’humanité.  

Et s’il s’agissait de tout autre chose ? Un règlement a toujours une double face : interdire pour protéger. Pourquoi Dieu a-t-il donné les dix commandements ? Pour nous obliger ? Pour nous priver de notre liberté de choix et d’action ? Dieu nous invite plutôt à voir dans ces prescriptions un acte d’amour, une barrière de protection contre nos mauvais penchants -contre notre égoïsme - Dieu se met à la première place et nous invite à considérer positivement nos parents et notre prochain ; contre notre faiblesse - les faux dieux, les idoles, les désirs de notre chair ; contre le désordre de nos familles et de notre société - les crimes et délits. Comme notre ceinture de sécurité, notre masque, nos EPI nous protègent, peuvent sauver nos vies ou nous préserver de blessures graves, la loi de Dieu nous est donnée pour nous protéger et nous garder de toute blessure morale et spirituelle. Recevons-là comme un cadeau d’amour incarné par Jésus qui s’est donné pour accomplir la loi à notre place et nous faire entrer dans ce contrat d’amour avec le Père. Comptons sur son Esprit pour nous éclairer, comptons sur son aide pour nous soumettre avec joie à ce qu’Il nous ordonne et ainsi le glorifier dans nos vies !  

Réflexions adaptées d’un culte présidé par Françoise Rousseau

Régine

“Lors de la lecture de l’Evangile de Jean, au chapitre 4, j’ai été fortement interpelée par le verset 10. « Jésus lui répondit : Si tu savais quel don Dieu veut te faire et qui est celui qui te demande à boire, c’est toi qui aurais demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive. »”

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